principe actif
 ACTUALITÉS MP3 CONCERTS NEWSLETTRE ♥ Livre d'Or ♥ 

    Un désir de chanter, un besoin de rock, une envie de mélodie. Deux guitares, une basse, une batterie, un violon. Une volonté de continuer la lutte en chanson…

    Continuer la lutte, en chantant ? A quoi bon ? Bien sûr nos mélodies, nos inspirations, nos textes les plus sincères, engagés, ou révoltés même, ne changeront rien à cette société qui marche sur la tête. Composer des chansons c'est cependant une façon de résister, une façon pour quelques irréductibles du collectif de grévistes de Rostrenen d'exister encore, et de prolonger le formidable élan du printemps social 2003.
    Nous avons malheureusement constaté en y laissant nos salaires qu'une grève d'un mois et demi et des manifestations rassemblant des centaines de milliers d'individus au plan national, sont des modes d'expressions que les gouvernants n'entendent plus.
    La souveraineté serait-elle devenue celles des élus, dans une République dont la constitution prévoit pourtant qu'elle appartient au peuple ? Si ce n'est pas encore le cas, cela y ressemble mais il nous faut admettre aussi que ce gouvernement réactionnaire émane d'une assemblée démocratiquement élue. Qu'il gouverne à droite dans l'intérêt des plus favorisés n'est pas une surprise, mais qu'il ne tienne plus aucun compte des protestations populaires est fort inquiétant, qu'il réduise le dialogue social au mépris est dangereux pour toutes nos institutions.

    A la fin de l'été 2003, abasourdis par les échecs des mouvements sociaux de l'éducation nationale, des intermittents du spectacle, nous avons troqué nos banderoles nos tambours contre des textes engagés et des guitares électriques. Rentrer chacun dans son établissement scolaire comme si rien ne c'était passé nous parut impensable. Nous voulions sauvegarder cette volonté commune de lutter ensemble. Persuadés que tout ça allait finir par péter comme beaucoup de gens dans ce pays, nous nous sommes surpris à reprendre le chemin du boulot dans une inquiétante ambiance de morosité. Puisque la lutte avait déserté les esprits, abandonné le pavé, nous nous sommes mis en quête de renouer avec elle via des mots et des accords. Si le printemps fut un échec social, nous étions convaincus que ce mouvement enfanterait forcément quelque chose, puisqu'il s'inscrivait de fait dans les premières luttes de masse du nouveau millénaire. Nous avions perdu gros, mais l'espoir devait rester intact. Comment le cultiver mieux qu'en musique, puisque les soirées d'après manifs tissant des liens entre nous, nous avaient permis de nous découvrir cette passion commune.
    Faire de la musique et des chansons engagées nous permit de passer l'hiver dans le Centre-Bretagne en gardant le moral, dans l'attente la prochaine confrontation avec le gouvernement, fut-elle simplement dans l'isoloir.

    Chanter pour nous, pour nos copains. Chanter devint une façon de rester Actifs, à gauche bien sûr. Parce qu'évidemment Principe Actif est résolument de gauche, et cela par principe!
    Si vous appréciez nos mélodies mais que vous êtes adhérent du Medef la lecture des paroles de nos chansons risque de vous déplaire, soyons honnêtes ! La gauche, la droite : tout dans le même sac, ce n'est pas notre credo désolés !
    Non que nous vouons aveuglément nos espoirs à un gouvernement dit de gauche que nous avons connu, ou que nous connaîtrions à nouveau. Mais être de gauche, c'est au minimum se positionner ouvertement contre le projet de société libérale qui gangrène dangereusement ce début de siècle. Etre de gauche parce que l'on se trouve sur les barreaux du bas de l'échelle sociale de ce pays, et que tout espoir d'égalité est vain quand les dirigeants haut perchés sur leur piédestal parlent du peuple en terme de " France d'en Bas ".
    "Un ouvrier qui vote à droite, ça m'a toujours fait penser à un crocodile qui se pointerait dans un magasin de maroquinerie !" Coluche utilisait cette métaphore en clin d'œil à la lutte des classes… La lutte des classes a disparu des discours politiquement corrects, les termes de travailleurs, d'ouvriers aussi. La misère l'exploitation, elles, sont toujours de mise. L'évolution sociale se fait à l'inverse des intérêts de la frange la plus large de la population, à savoir les salariés les chômeurs les étudiants. Le progrès imaginé par nos dirigeants consiste à enfler les profits capitalistes en délestant le pays de toutes les avancées sociales acquises durant le 20ème siècle. Retraites, Jours fériés, Sécurité Sociale, tout y passe… L'insolence patronale est si grande d'avoir un gouvernement à sa botte, que rien ne semble maintenant l'arrêter sur le chemin menant au salarié jetable…

    C'est dans cet esprit que nous nous sommes penchés sur un texte de Jean-Baptiste Clément : " Allons Faire un tour à la banque ", puis sur " Quand viendra-t-elle ? "d'Eugène Pottier.
    Leurs écrits, vieux de cent trente ans, nous ont paru sonner toujours très juste en 2003. Nous y avons imaginé des musiques, puis l'envie de composer nous a démangé…

22 février 2004 une heure du mat , Roland

  »› Actualités 
  ›» Groupe 
  »› Musique 
  ›» Vidéos 
  »› Photos 
  ›» Textes 
  »› Liens 
  »› Contact 



Commander un ou plusieurs CD
Commander un CD
de Principe Actif

   PRINCIPE ACTIF Chanson-Rock - Principe Actif Zizanie productions - Association 1901 - Contact : principeactif@principe-actif.net - Webmaster : Thesno